pays de l’injustice

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Lu dans la presse quotidienne régionale il y a quelques jours :

- deux individus ayant profité d’un épisode de fortes intempéries pour voler un autoradio ont pris UN AN de prison FERME et 1.000 euros chacun.

- un bloggueur ayant rédigé une critique négative envers un restaurant (n’ouvrant qu’une semaine plus tard) en a pris pour 7.500 euros.

Je ne sais pas vous, mais je suis profondément choqué par la sévérité de ces sanctions, et pour tout dire, leur absolue disproportion. Non seulement la sanction est cuisante, mais bien trop forte à mon sens par rapport à la véritable qualité des faits.

Le vol d’autoradio a été commis sur une voiture sinistrée pendant les intempéries de la Cote d’Azur par deux slovaques. Ceci expliquerait-il cela ? N’aurait-on pas l’offuscation un peu facile ? Nous, membres d’une démocratie opulente, montons sur nos grands chevaux et frappons avec toute notre énergie sur ces gens au nom de la lutte contre le «pillage». C’est absurde et indécent.

Car toute proportion gardée, les infractions ou délits commis dans le cadre de la finance ou du travail, largement plus graves et aux conséquences sociétales autrement plus vastes, sont largement dispensés de ces réactions quasi épidermiques et de cette rigueur. Rares sont les sanctions aussi lourdes pour les employeurs indélicats ou les délinquants financiers. Lequel d’entre ces derniers prend un an ferme ?

Et ce blogueur, certes peu avisé de s’attaquer au groupe Bernard-Loiseau, qui en prend pour 7.500 euros en raison d’un commentaire bidon sur un restaurant même pas ouvert ! C’est le même prix que pour le port d’une cagoule ou de la rébellion lors d’une manifestation. 2.500 euros d’amende et 5.000 euros de dommages et intérêts alloués à la société Loiseau, ça fait très cher pour un comportement plus stupide que nuisible. Mais on ne rigole pas avec un Groupe coté en bourse…

Cogner fort, mais sur qui ? La Justice française est plutôt diligente à préserver les intérêts des «gros poissons», et indolente à défendre ceux des petites gens. L’inflexibilité et l’exemplarité sont par définition contraires au sens de la Justice. Ce qui n’arrange rien, c’est qu’elles sont de préférence appliquées au vulgus pecum. Ce que l’on ne nous dit pas non plus, c’est que, même hors la fraude fiscale, le cout pour la nation de la seule délinquance économique et financière est très supérieur à celui de toutes les autres formes de délinquances cumulées (vols, vandalisme, atteintes aux personnes, meurtres). A l’aune de ce constat, c’est la délinquance économique qui devrait être frappée le plus durement, montrée du doigt et faire les «une». On en est loin…

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Près de 80% des français seraient dégoutés de «leur» justice ; pas étonnant. Les gendarmes emploient tous les artifices possibles pour ne pas prendre les plaintes des usagers (ça joue sur les sacro-saintes statistiques…) et les procureurs de la République font la sourde oreille, rendant des «non-lieu» à tour de bras. Quand enfin l’instruction des affaires s’engage, elle prend parfois des proportions et des détours monumentaux, que l’usager «ordinaire» est bien en mal de contourner. Et bien trop souvent le pot de terre en fait les frais face au pot de fer.

Depuis l’époque de la Monarchie et de La Fontaine, finalement peu de choses ont changé pour la population ; «selon que vous serez puissant ou misérable, ….»


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Assassinat du Code du Travail

Ca y est, l’assassinat du Code du Travail est en route.

Ce rêve pieux, devenu à la fin des années 90 une aspiration impérative des lobbies d’entrepreneurs, est une réalité tout à fait concrète. A compter de novembre 2015 et pendant deux ans, le Code sera complètement réformé.

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Plus exactement, il est dit qu’il sera «ré-écrit». Ne nous y trompons pas ! Dans le dossier de presse du gouvernement, l’usage d’un certain vocabulaire est révélateur. Il va falloir consacrer une attention très particulière à la terminologie employée pour démasquer la manipulation permanente. Voyons cela en quelques exemples.

Ce chantier, déjà en cours, est pudiquement appelé «ré-écriture du Code du Travail». Or, il ne s’agit nullement de revoir la façon dont le Code est écrit, mais bien d’en réformer intégralement le contenu. C’est la Loi va être modifiée, et non la forme de la Loi.

Le titre du dossier est encore parlant : «simplifier, négocier et sécuriser un code de travail pour le XXI siècle». Il est clair qu’il s’agit de remplacer purement le Code actuel par un autre, et non de ré-écrire le Code actuel. D’autre part, on sait la farce que représente la notion de «sécurisation» en matière de travail : en fait, sécurité pour les uns et précarité pour les autres.

Les prétextes justifiant cette réforme seraient notamment que le Code du Travail, chargé de protéger à la fois les travailleurs et les entreprises ne parviendrait «qu’imparfaitement à atteindre ces objectifs». Au quotidien, nous savons tous pourquoi ! Les deux premières causes de difficultés dans ce domaines sont d’une part l’indigence des structures de contrôle (aussi destinées au conseil préventif) doublé du peu de rigueur dans l’application de sanctions, et d’autre part les faibles moyens et l’encombrement des tribunaux compétents.

Mais ces deux sujets brûlants ne sont surtout pas abordés ; seuls sont invoqués «les bouleversements du monde du travail» (lesquels motiveraient de réformer un Code de fond en comble !?) et la «sédimentation de règles devenues en parties illisibles». Illisibles !? Pour qui ? Nul n’est censé ignorer la loi, et il est bien des domaines du Droit où ça n’est guère plus simple. Essayez le Code de la Santé Publique ou bien le Code de Commerce, pour voir !

On sent là l’influence d’arguments fallacieux, comme le poids du Code ou bien son nombre de pages.… Pourtant, les employeurs savent parfaitement user de la complexité et sont capables de produire des contrats de travail nébuleux et chargés en clauses contraignantes diverses et variées, qui ne les rend pas moins «illisibles» pour certains salariés.

Les «convictions fortes» du gouvernement, censées l’amener à cette refonte totale, sont doubles.
D’abord, maintenir la situation en l’état serait nuisible ; réformer permettrait de poser «des bases solides», de «réaffirmer les principes fondamentaux (protéger et sécuriser)», pour «favoriser la croissance et l’emploi». Franchement, on aimerait y croire mais le doute est permis ! Surtout quand on observe comment ces principes «protecteurs des salariés» on été suivis jusqu’à présent.
Ensuite, le gouvernement veut manifestement restreindre toute forme d’encadrement et laisser la main au «dialogue social» interne, lequel serait la panacée «pour concilier les besoins des entreprises et les attentes des salariés». Autrement dit, on laisse le pot de terre aux mains du pot de fer, et ce qui adviendra sera la bonne solution ! C’est l’abandon de la raison d’être du Code du Travail, à savoir compenser le lien de subordination par une volonté d’équité entre les salariés et la direction de l’entreprise.

La «nouvelle architecture du Code du Travail» va se décomposer en 3 niveaux. On remarque vite que seul le premier pose des jalons fixes et pérennes en termes de droits et d’obligations. Les deux autres niveaux, «ouverts à la négociation» sont clairement là pour permettre aux employeurs de faire à peu près selon leurs propres désirs. En effet, on ne voit pas comment l’équilibre de négociation pourrait subsister puisque l’orientation manifeste de cette refonte est avant tout de favoriser le fonctionnement des entreprises. Les forces en présence sont loin d’être égales, et c’est là le meilleur moyen de réduire encore plus au silence les revendications salariales. Autre effet dramatique : les inégalités salariales vont être décuplées entre les secteurs d’activité.

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Dans la rubrique «exemples concrets» du dossier de presse, il y a aussi quelques perles qui disent combien les intérêts réels de l’opération ne sont pas ceux communiqués au grand jour.

Le cas n° 1 décrit une situation d’entreprise, avec 80% de salariés à temps partiel et la présence de «pics d’activité réguliers». La seule solution envisagée est l’augmentation de la durée du travail des salariés présents. Effectivement, avec le Code actuel, l’employeur ne peut pas imposer aux salariés de travailler plus longtemps ; avec le futur code, il le pourra ! Et ce grâce à un «accord d’entreprise majoritaire» ; autrement dit, bienvenue dans l’anarchie, les luttes d’influence, les pressions, le chantage à l’emploi ! Adieu donc la bonne gestion de la vie courante et la sauvegarde de la vie privée.
On remarque aussi qu’il n’est pas envisagé d’embauche pour pallier le besoin cité, alors que le CDD est destiné à sursoir un surcroit temporaire d’activité ; alors où se situe la favorisation de l’emploi invoquée dans les enjeux (supposés) de cette réforme ?

Le cas n° 2 suppose un besoin de faire travailler des salariés 46 heures par semaine (!) pendant 12 semaines consécutives (!!). Deux heures de plus par semaine que le maximum actuel ; on se demande bien où est le progrès. Ca représente plus de 9 heures par jour sur 5 jours (ou plus de 7,5 heures/jour sur 6 jours) pendant près de 3 mois. Là aussi, je vous laisse évaluer les effets sur la vie privée, familiale, associative, sur la liberté de la vie quotidienne en général, et même sur le moral et surtout la santé.
De la même manière que dans le cas n° 1, on constate qu’aucun recours à l’embauche n’est envisagé dans un tel cas. Le bénéfice pour l’emploi est nul malgré la possibilité existante, ce qui contredit le contenu de la réforme.

Un tel bouleversement était-il inévitable ? Dans ce cas, n’était-il pas nécessaire d’imposer des contreparties sociales dans un cadre «donnant-donnant» ? La France, 1er pays en Europe et 3ème du monde pour son nombre de millionnaires, dont une bonne part sont des dirigeants d’entreprise(s), se devait de mettre en place un système de progrès social. La notion de partage des richesses produites devait s’imposer ici et maintenant ; mais rien de tout cela.

Les intentions réelles de ce chamboulement autant que les conséquences probables sont relativement faciles à percer. Le MEDEF est aux commandes, les parlementaires lui sont inféodés, et il tire les ficelles à loisir. L’objectif est de détruire l’équilibre (déjà fragile) entre les intérêts économiques des entreprises et les besoins des employés, tant dans le cadre de leur travail que de leur vie privée.

Tout est permis et tout doit être sacrifié sur l’autel de la rentabilité (des revenus des dirigeants, associés et actionnaires).

Le sens de la justice et de l’équité selon M. Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa

l'autorité inflexible...

M. Sarközy de Nagy-Bocsa, lorsqu’il fut ministre de l’intérieur puis président :

Envers le conducteur qui dépasse la limitation de vitesse de quelques kilomètres/heures (et encoure la perte d’un point du permis de conduire pendant 6 mois et 90 euros d’amende)  : mise en place d’une chaine de contrôle/sanction automatisée, tolérance zéro, système de consignation pour limiter les recours des usagers à la justice, début de l’envahissement progressif des routes de France par les radars automatiques.

 

 

Le chantre de la "race blanche"

Le chantre de la « race blanche »

M. Sarközy de Nagy-Bocsa, aujourd’hui, président du parti dit « des républicains » (ce n’est qu’un nom, sans rapport avec la bonne définition du mot…) :

Envers quelqu’un (N. Morano) qui tient des propos publics incitant à la discrimination (encoure un an de prison, 45.000 euros d’amende, privation des droits civiques 5 ans) : une simple demande d’excuses suffira. Celle-ci ne sera même pas évincée du parti ! On retire son investiture en Meurthe et Moselle, point.

content...

content…

 

Je vous laisse évaluer le degré de sensibilité de ce Monsieur envers l’équité et le respect des lois…. Ce qui au fond n’étonne personne, puisque par ailleurs il est un usurpateur, ayant été élu à diverses reprises avec usage d’un faux nom patronymique.

Etre patron, ça modifie le comportement et les valeurs. Mais parfois c’est pire…

A bien observer nos contemporains, on s’aperçoit qu’il y a bien des occasions pour perdre le sens des nobles aspirations, pour aller vers de sombres ambitions. Il suffit de regarder jusqu’où peuvent aller les desiderata des organisations patronales françaises pour se dire qu’il n’y a plus de limites. On pourrait en parler longtemps ; je le ferais certainement, plus tard.

Il y a des cas (hélas loin d’être rares) où le mot « pathologie » doit être employé. J’ai connu ça, dans les milieux professionnels que j’ai traversé. Des employeurs complètement affranchis de toute notion de droit, de lois, de conventions, et même du simple respect du au salarié en sa qualité d’être humain. Ca prend des formes différentes, parfois « curieuses » (je n’ose dire amusantes), souvent crispantes (et génératrices de conflit), la plupart du temps avec comme effet systématique un préjudice plus ou moins direct, et bien souvent une perte de revenu direct (heures supplémentaires non payées en tout ou partie, non respect des obligations contractuelles, conventionnelles ou légales) et indirect (couverture maladie, accident, chômage, retraite).

Mais il existe un exemple remarquable d’individu ayant perdu tout sens commun, et pas seulement à l’occasion d’un coup de colère, mais avec la persistance et l’acharnement caractéristique du déséquilibré. Car c’est dans un courrier électronique, adressé à une de ses salariées, que le rédacteur de ce mail (car, oui, il s’agit bien d’un employeur, et il sévit toujours…) défoule sa folie et sa rage. Insultant, dégradant, stupéfiant, infect, on ne sait que dire à la lecture de ce monument de logorrhée écoeurante. Il faut, pour le salut de certain(e)s peut-être, qui croiseront ce triste sire et pour la mémoire du public, citer ce mail in extenso. Ceci est un extrait de l’arrêt de la Chambre Sociale de la Cour de Cassation de Bordeaux (25 septembre 2013, pourvoi n° 11-25884), il reprend le texte dans son intégralité (fautes comprises), envoyé par le gérant de la société AGL Finances à partir de la boite mail de Emprunt Direct, Alban « Y… ». Accrochez-vous !

 

colère dingue

 

 » Salut grosse vache Alors t’es contente que Marjorie t’ai appelé ?

En tous cas sache que ca ne changera rien du tout ! ! ! ! j’attends toujours ta lettre de démission car après mon comportement tu dois bien comprendre que je ne veux plus voir ta gueule et qu’il est hors de question que je débourse un centime pour ton licenciement ! ! ! ! ! Et pas la peine que tu me casses les couilles avec tes conneries de prud’homme parce que moi j’ai un avocat et je t’enfoncerai encore plus que je l’ai déjà fais et crois moi c’est possible « 

Alors ? ? ? toujours pas les boules d’avoir quitté sofinco et ton petit cdi tranquille !

je tiens quand même à te remercier grâce à toi j’ai pu monter ma boîte à moindre frais et qui aurait cru que tu serais assez naïve pour me suivre après que je t’ai recrutée pour Epargne sans frontière alors que je savais depuis des mois qu’on allait déposé lé bilan ! !

Pauvre conne ! tu croyais vraiment que je t’avais recruté pour tes compétences ?
Alors je te préviens envoie moi ta lettre et plus vite que ça, tu vas enfin bouger ton gros cul pour quelque chose ! ! ! ! !

Et t’avises pas d’essayer de me la faire à l’envers avec la Marjorie sinon tu vas voir ce que c’est du harcèlement, je vais te montrer ce que c’est moi une dépression grosse vache ! ! ! !

Alors ? ? ? ? ? ? tu regrettes toujours pas ? ? ? ? il aurait peut être été plus simple de coucher finalement ! ! ! l maintenant t’a plus rien, plus de boulot, plus d’argent et toujours pas de mec tu peux la faire ta dépression ! ! ! !

Juste pour info change de secteur je t’ai grillé chez toutes les banques tu feras plus rien dans ce métier.
A bon entendeur salut ! ! ! ! ! ! !
PS : tes heures sup tu peux te les foutre au cul.

Alban «  ».

Voilà, voilà….

Le Monsieur Alban « Y… » citée dans l’arrêt est facile à identifier. De son vrai nom Alban Lacondamine (http://fr.viadeo.com/fr/profile/alban.lacondemine,  http://dirigeants.bfmtv.com/Alban-LACONDEMINE-1675153, http://www.manageo.fr/fiche_info/511769721/32/la-francaise-du-courtage.html) , il a sévit au Crédit Lyonnais, puis à Epargne Sans Frontières et Emprunt Direct, continue à exercer son pouvoir de direction à la Française du Courtage, entre autres. Ce monsieur n’a pas été frappé d’interdiction de gérance. Il a été condamné à payer 4.000 euros (seulement !) pour être l’auteur incontesté de ce courrier infâme.

D’aucuns voudraient réduire le droit du travail à la portion congrue, pendant que des salariés sont confrontés à des comportements illégitimes, souvent intolérables, allant même jusqu’à ces excès. Déséquilibre de la personne contre déséquilibre des pouvoirs dans l’entreprise. L’un comme l’autre ne sont pas supportables, et c’est pour cela que le Code du Travail ne doit pas subir d’amputation.

Les cons ça ose tout…. GATTAZ s’y essaie avec excellence

une vérité incontournable

Audiard a toujours raison…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

<< Les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait >>. Monsieur Audiard avait raison, et ça se confirme au quotidien. Les plus hautes personnalités sont touchés, et Monsieur Yvon GATTAZ n’y échappe pas.

Car faut-il être assez con pour envisager le Code du Travail sous la forme de son poids (!) et de son nombre d’articles ?

Il y a une bonne quantité d’autres Codes qui mériterait un dégraissage sévère, Code des Impôts en tête ! Les Code Civil, Code Rural, Code Pénal et Code de la Route seraient encore d’excellents candidats à une salutaire simplification. en tout cas, du point de vue de l’utilité pour les citoyens, j’ose croire que le Code du Travail n’est pas le premier à mériter cette particulière attention.

Ce monsieur va-t-il payer ses achats en librairie au poids ? Traiter le problème de la loi au poids ? Il y a quelques scandales portés devant la Justice que cette dernière aurait bien aimé voir allégés ! Ceux où des grands patrons de l’économie sont concernés, ou bien des hautes personnalités de l’état, ne sont pas les plus légers. Mais franchement, si les gens du MEDEF, Gattaz en tête, ne sont pas foutu de porter eux-mêmes 1,5 kg (poids « reproché » au Code du Travail), qu’ils embauchent des porteurs, ça fera du chômage en moins…

Quand au nombre d’articles (ou de pages, selon la teneur du discours), il est peut-être tout simplement du au fait que ce domaine nécessite d’être strictement encadré. Et s’il mérite d’être aussi strictement encadré, c’est aussi parce que les dirigeants d’entreprises ont une forte tendance à chercher toutes les failles possibles pour y déroger ! Mais surtout, le Code du Travail a sérieusement enflé en raison de la quantité phénoménale de dispositions qui ont été nécessaires suite à la pression des employeurs pour obtenir toutes sortes d’allègements de cotisations, d’aides diverses à l’emploi et différents types de contrats de travail. Pour qui exerce sa profession dans le domaine de la paie et de la gestion administrative du personnel, on sait l’extrême complexité à établir des paies strictement correctes suite à ces très nombreux dispositifs dérogatoires et d’exception.

Monsieur GATTAZ, en bon tonton flingueur, a osé trouver une corrélation entre le nombre de pages du Code et le taux de chômage (!), reliant de manière mathématique un paramètre et l’autre : << Code du travail 1990 : 1.000 pages, 1 million de chômeurs. En 2000 : 2.000 pages, 2 millions de chômeurs. En 2010 : 3.000 pages, 3 millions de chômeurs >>. C’est sur, avec une arithmétique pareille, il suffirait de réduire le nombre de pages du Code à 50, et il n’y aurait plus que 50.000 chômeurs en France ; et pourquoi pas le résumer à 10 pages, cela ramènerait le nombre de chômeurs à seulement 10.000 personnes ! Lamentable de connerie….

Sur quelle planète vit-on ? Aller chercher des arguments aussi fallacieux – et d’une pauvreté affligeante – démontre d’une part le niveau de malhonnêteté porté par le MEDEF et consorts, d’autre part une volonté décomplexée de tout saccager à n’importe quel prix et de manière tout à fait éhontée.

Ne serait-ce pas nous prendre….pour des cons ?

Une seule mort contre des milliers d’autres

N’y at-il pas à la fois un paradoxe vertigineux et une monstrueuse hypocrisie à autant réagir à cette triste photo d’un enfant syrien mort noyé ?

Comment UN SEUL décès, aussi choquant et dramatique soit-il, peut-il secouer aussi fort les consciences alors que la guerre interne syrienne a provoqué PLUS DE 150.000 MORTS depuis 2011 ?! Tout cela parce qu’il s’agit d’un enfant ? N’y a-t-il pas une certaine perversité à donner plus de crédit – moral, politique, ou sentimental – à la mort d’un enfant qu’à celle d’un adulte tout aussi innocent ?

Je me pose ces questions quand je vois l’inertie globale qui règne au sujet de la crise syrienne depuis près de 4 ans, malgré cette quantité vertigineuse de victimes, digne d’un génocide. Parce que des cadavres, monsieur Bachar El Assad (ce petit Hitler oriental appuyé par les plus néfastes Etats envers l’idée de démocratie, comme l’Iran et la Russie qui le font directement, ou la Chine qui joue de son veto à l’ONU) en a provoqué directement ou indirectement des quantités absolument effroyables ! Des corps percés de trous provoqués par des munitions véloces et brulantes, déchiquetés, tordus, méconnaissables, voire impossibles à identifier, par familles entières, femmes et enfants compris, ce n’est pas ce qui manque pour nous émouvoir au plus profond et nous révulser d’horreur. Ce conflit a probablement déjà assassiné plus de 8.000 enfants en 4 ans, sans soulever un tollé tel qu’on le voit depuis deux jours.

Pourtant, c’est la photo d’un seul enfant noyé qui engendre un bouleversement des réseaux sociaux puis des médias, et provoque ensuite des réactions au plus haut niveau.

Cette sensiblerie envers l’enfance et les poncifs qui s’y associent (l’avenir de la nation, etc..) me laissent souvent dubitatif voire soupçonneux. En effet, j’ai toujours pensé qu’une vie valait une vie ; autrement dit, qu’un adulte ne mérite pas moins de vivre qu’un enfant, et qu’il ne mérite pas plus d’être traité mal. Qu’un adulte n’est jamais qu’un enfant qui a grandi, et un enfant un adulte en devenir. En somme, que l’égalité entre les êtres, clairement et universellement définie dans les Droits de l’Homme, vaut à tous les niveaux.

On pourra faire le battage médiatique que l’on voudra, le plus désolant est que 150.000 morts n’auront pas été suffisants pour émouvoir assez « la toile », comme le disent les médias. Par ailleurs, on en profitera pour constater combien l’union des nations est impuissante à agir, vite et bien, quand des états toxiques comme la Chine ou la Russie disposent de droits aussi grands que le veto.

Si la mort de seul enfant permet de faire avancer les choses pour réduire les effets de ce conflit sur les populations, tant mieux. Mais restons conscients que ce sera au prix d’une perversité absolue et malgré tout profondément meurtrière.

 

 

PS :  j’ai entendu à la radio ce matin une syrienne, mère de famille, candidate à l’émigration, déclarer : << je ne veux pas voir cette photo. Ca ne sert à rien. J’ai vu pire pendant cette guerre. >> Ca mérite d’y réfléchir sérieusement. Surtout en cette heure où l’on va jusqu’à reprocher à certains médias de ne pas avoir publié cette image.

Manuel Valls, la valse des abus continue…

le confort ...

le confort …

Après Mme Agnès Saal, qui a usé de sa position pour dépenser des fonds publics de manière abusive, voilà que notre si strict ministre de l’intérieur s’y met aussi. Mme Saal avait provoqué l’ire populaire et motivé plus de 87.000 personnes à demander son éviction par le biais d’une pétition publiée sur Change.org en raison d’une facture de taxis assez vertigineuse, laquelle comportait aussi des trajets pour le compte de sa famille.

Maintenant, c’est le ministre de l’intérieur, un modèle de rigueur et de sévérité, qui dérape. Tellement qu’il a offusqué notoirement la population. Le transport de ses enfants pour un événement sportif dans un avion officiel, c’est une pratique détestable et, pour tout dire, imbécile en ces temps de crise et de tension.

Monsieur fait ensuite amende honorable, mais ses contradictions sont lourdes de sens. Il affirme que le transport de ses enfants n’a pas engendré de cout supplémentaire, mais il déclare dans le même temps qu’il va procéder au remboursement de 2.500 euros au titre du cout de transport de ses enfants. Alors, ça a couté ou ça n’a pas couté ? Faudrait savoir !

Quant à l’emploi d’un Falcon officiel pour aller voir un jeu de baballe à l’étranger, je croyais que ça faisait partie des loisirs… Entre 15.000 et 20.000 euros claqués pour aller voir un match, ça c’est de la bonne gestion ! On se fait gentiment « enfumer » par des prétextes fallacieux, comme des supposées réunions avec des représentants de l’UEFA. A ce titre, M. Braillard – le mal nommé – ferait mieux de fermer sa gue**… euuhh son clapet ; il joue très mal du pipeau. D’autant que le ministre en cause, au lieu d’embrayer sur ces supposés temps de travail, s’enflamme à propos de sa passion affirmée pour le sport (oui, pour lui, le foot c’est un sport…).

Je suis content de voir que « la passion », comme il dit, peut être financée par l’Etat ; Je vais de ce pas lui soumettre mon envie de me remettre à la compétition moto ! Je suis même prêt à piloter une moto peinte en bleu-blanc-rouge et à porter une combi marquée « République Française » !!!

Tout cela manque vraiment de dignité. A une autre époque, on aurait démissionné pour moins que ça. Décidément, tout fout le camp.

Encore des radars ! (comme s’il en manquait…)

J’ai appris très récemment que, faute de trouver un modèle à homologuer rapidement, notre cher (très, très cher…) gouvernement a trouvé une alternative afin de disposer de « radars de chantiers ».

Ils viennent de chez nos voisins teutons (amateurs de lourdes et rapides berlines, dotés d’autoroutes rapides). Appareils mobiles multirôles et très versatiles, ils sont capables de surveiller plusieurs files à la fois tout en distinguant les différents types de véhicules et ce dans les deux sens de circulation.  C’est rassurant de savoir que le must de la technologie allemande se met au service de la « Sécurité Routière ».

Ceci étant dit, il y a quand même un détail non négligeable : chacun de ces nouveaux radars coute la bagatelle de 11 années de SMIC brut.

Oui, vous avez bien lu, l’Etat français dépense pour UN SEUL radar de quoi financer le salaire brut d’un ouvrier non qualifié pendant ONZE ans. Comme c’est une brassée de 20 qui va être achetée, ça nous fait 220 années de SMIC qui vont partir dans l’achat de ces instruments de flicage absolu. Vu le tarif unitaire, on peut se douter que les couts de maintenance seront à l’échelle de l’investissement initial. Ca fera toujours plaisir aux demandeurs d’emploi de l’apprendre, eux qui ont au mieux 2 ans d’indemnisation avant de passer au régime sec…

Messieurs Doppler et Fizeau doivent se retourner dans leur tombe d’écoeurement.

 

radars nouveaux 1         radars nouveaux 2

Obligation du gilet réfléchissant pour les motards – Stupidité et mauvaise foi

Qui réfléchit vraiment ?

La dernière trouvaille en matière de sécurité routière pour les deux roues : la détention d’un gilet haute visibilité, et son usage en cas d’arrêt d’urgence, deviendra obligatoire à moto et scooter à partir du 1er janvier 2016. Pas commode à mettre en place, les capacités d’emport des 2 roues étant souvent extrêmement limitées, et l’intérêt de la mesure pas du tout démontré. Mais pourtant, ce sera appliqué. Le ministre de l’intérieur justifierait l’application de celle-ci par un désir d’équité entre conducteurs.

Voilà en quelque sorte l’inintelligence en action. Faut-il être in.con.pétent pour faire une telle déclaration ! Va-t-il penser à contraindre les 2 roues au port de la ceinture, et les automobilistes au port du casque ? L’équité entre deux roues et voitures est une impossibilité par nature.  Il faut profondément méconnaitre le sujet pour faire une déclaration aussi stupide. Ignorance aussi pour pondre une mesure pareille (ce qui n’étonnera personne, c’est devenu un habitude), parfaitement inutile puisque le nombre de blessés à moto dans ces circonstances précises est extrêmement faible. Dans cette affaire, vraiment, le seul à réfléchir, c’est le fameux gilet !

Comme toujours, on s’attaque à des points aux effets particulièrement mineurs, ce qui a pour effet de faire l’impasse sur les points cruciaux. C’est à se demander qu’est-ce qui motive réellement la mise en place d’inventions pareilles. C’est donc une « andouillerie » de plus dans ce domaine (elles ne manquent pas), comme celle qui consiste à imposer un contrôle technique aux 2 roues, alors que les défectuosités techniques concernent moins de 1% des accidents les impliquant. Quel intérêt alors ? On se demande… Un peu plus de coercition, avec quelques recettes fiscales supplémentaires, n’en doutons pas.

Il est triste de constater que la FFMC, encore une fois, tient une position ménageant la chèvre et le chou, déclarant à la fois que cette nouvelle disposition ne sert en rien la sécurité des usagers mais qu’un motard arrêté pour mettre son gilet pourrait ce faisant se mettre en danger.  Faudrait savoir !

Bon, il existe suffisamment de moyens de se débarrasser de cette connerie en tube ; déjà, il faudra définir sur place avec le pandore de service ce qu’est un « arrêt d’urgence » à moto. Si je suis simplement arrêté pour satisfaire mon envie de contemplation ou une envie pressante, on ne peut pas dire qu’il y ait véritablement urgence… Néanmoins, à défaut de pouvoir produire l’objet en question, la prune sera bel et bien servie.

 

PS : à propos « d’équité entre conducteurs », moi je veux bien rouler avec une moto de plus de 200 ch (oui, je sais, ça fait 147 kw…), qu’elle soit ancienne ou récente !

Loi Renseignement – 486 députés félons

Oui, j’ose le dire. Les 486 députés qui ont voté « pour » cette loi infâme, indigne et clairement anti-démocratique sont des idiots doublés de traitres.

Idiots, je suis encore gentil en disant cela. Etaient-ils simplement des « idiots », ceux qui ont laissé Pétain prendre les pires décisions quand il a fallu faire face au nazisme ? Certes non. Ce sont à double titre des imbéciles, parce qu’ils auront donné le bâton pour se faire battre ; eux aussi, un jour, auront à découdre avec les effets de cette loi scélérate, n’en doutons pas. Il sera temps alors de leur rappeler le stupide choix qu’ils viennent de faire.

Traitres, oui, quand ils oublient qu’ils sont les serviteurs de la Nation, de la société civile, en somme de l’ensemble des citoyens. Ils se sont donc opposés aux diverses alertes qui leur ont été pourtant vivement communiqués. Malgré les arguments en faveur de la défense de la vie privée, des droits fondamentaux de l’individu, de nos acquis constitutionnels, contre les abus de la politique répressive, contre l’aveuglement et la soumission causés par la – supposée – lutte contre le terrorisme, ils ont choisi de faire passer une loi qui pourrit nos institutions. Ils ne pourront pas dire qu’ils ne savaient. Et il s’agit bien d’un acte parfaitement déloyal envers la population dont ces gens sont normalement les ministres (en latin : ceux qui servent, qui sont au service de).

Un exemple de la situation absurde dans laquelle nous nous trouvons, c’est que Valls est allé jusqu’à dénoncer tous les mouvements de citoyens qui marquaient leur opposition à ce texte délétère ; en quelque sorte, le citoyen ne devrait pas se mêler de la gouvernance qu’on choisit à sa place…. Edifiant. En passant, Valls sera donc bien à désigner comme l’ennemi n° 1 de la liberté et de la souveraineté. Il faudra savoir s’en souvenir.

Hélas, il est à prévoir que les sénateurs ne se distingueront guère. Le combat n’est pas fini mais il est terrible, tant par les efforts à déployer que par son enjeu. Pour ce faire, un minimum est de manifester son opposition. Signature de la pétition en copiant ou en cliquant sur ce lien :  https://www.change.org/p/retirez-le-pjlrenseignement-le-big-brother-fran%C3%A7ais-stoploirenseignement

Le législateur a été bien violent depuis les années 2000. Sauvons ce qui reste à sauver.

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