Richard FERRAND bénéficie d’un classement sans suite

Examinons l’affaire récente concernant Richard Ferrand, big boss des députés LREM, ex-socialiste jusqu’en 2015 (n’a rendu sa carte que récemment, mais séduit par Macron depuis 2014, porteur de la « loi Macron » et passé dans son camp depuis 2016). Sacré changement de cap en bien peu de temps ! C’est à croire que les pires des pires viennent de là ! Ca en raconte long sur le mandat présidentiel de Hollande et les catastrophes qui y sont liées.

D’ailleurs, ça en dit tout simplement très long sur l’état de notre démocratie. Il ne faut pas s’étonner alors que des situations de conflits d’intérêts, d’abus de toutes sortes ou de corruption restent dans l’ombre la plus opaque, car il n’y a pas un camp qui ne soit empêtré jusqu’au cou. C’est ainsi que des lois scélérates passent en douce, au fin fond de la nuit ou pendant les congés estivaux.

Revenons à ce monsieur. Il est visiblement très enraciné sur son terroir ; il a brigué de nombreuses candidatures, occupé différents postes locaux et régionaux et fut un dirigeant d’une structure mutualiste importante. Bref, on peut se demander comment la décision de classement sans suite de la récente affaire d’appel d’offres le concernant peut intervenir de la sorte, ce qui revient à un refus d’enquêter. Pourtant, les faits sont particulièrement dérangeants : il prend la décision de signer un acte conclu avec une entité qui n’existe pas au moments des faits. Cette dernière est créée ensuite par sa propre conjointe ; autrement dit, il signe au bénéfice de son couple ! Le cautionnement de Directeur Général qu’il apporte à la structure créée par sa conjointe permet à cette dernière d’obtenir un prêt de 100% sur l’opération ; tout est pré-financé pour plus de 400 k€ ! Et ensuite, les loyers tombent tous les mois dans la poche de la SCI créée par Madame, qui peut rembourser la banque en moins d’un an ; une affaire en or menée de main de maitre.

L’enchainement chronologique ainsi que les liens entre Richard Ferrand et Sandrine Doucen (depuis au moins l’an 2000) prêtent à un doute très fort : conflit d’intérêts, favoritisme, abus de confiance, violation du Code de la Mutualité.

Pourtant, le parquet classe sans suite, au motif qu’il n’y aurait pas de préjudice avéré (personne aux MDB n’aurait déposé de recours ; c’est pratique pour un Procureur peu enclin à agir) et de ce fait-même aucune infraction avérée, de toute façon prescrites car il n’y aurait pas de dissimulation avérée. Ca fait beaucoup d’attente de choses avérées… On dirait bien que les diligences de la justice n’ont pas été à la hauteur des doutes possibles et des préjudices potentiels.

Car Monsieur Ferrand n’est pas critiquable sur ce seul point. Il montre une « présence » et une implication très fortes sur le terrain, avec des effets pour le moins problématiques. Ce faisant, il multiplie les raisons de questionner son attitude en tant qu’élu de la Nation :
- usage de proches et de membres de sa famille comme « assistants parlementaires » dans des conditions peu claires, à l’image de ce qui s’est hélas régulièrement fait dans l’hémicycle (on se rappellera son attitude agressive envers Fillon récemment...)
- usage inadapté de son IRFM et augmentation de son patrimoine grâce à cette dernière (achat puis revente d’une permanence, un « classique » des abus de fonds publics de parlementaires depuis longtemps)
- poste rémunéré aux Mutuelles de Bretagne pendant son mandat de député, impliquant un problème de lobbying actif de sa part et de prise conflictuelle d’intérêt
- obtention de travaux par la société de son ex-femme dans un EHPAD dont il était vice-Président
- utilisation de son influence (conseiller général et gestionnaire) pour procurer à une proche un poste majeur aux Mutuelles de Bretagne
- décisions de gestion critiquables (cf. affaire citée ci-dessus), notamment du point de vue de l’approche mutualiste

Il faut reconnaitre qu’il règne quelque chose de malsain dans ce réseau resserré, qui inspire le favoritisme, le trafic d’influence voire l’abus de biens sociaux. Certainement pas le désintéressement. Pourtant, après avoir été (brièvement) ministre, Richard Ferrand est secrétaire général LREM, autrement dit un des bras droit de Macron (oui, il n’en manque pas..). La Bretagne est fortement présente dans les proches du Président. Richard Ferrand a été un des premiers PS à passer chez En Marche et un des premiers fidèles de Macron.

Alors ? La Cour de Brest aurait-elle été « sous influence » ? Pourquoi confier cette affaire à un Procureur sur le départ ? quelle est la position du Ministère de la Justice, maitre des poursuites pénales, mais aux mains des politiques ? Pourquoi une affaire méritant la justice et concernant un élu n’est-elle pas systématiquement l’objet de dépaysement judiciaire ?

Et pour finir, acceptons-nous vraiment d’être gouvernés par des individus ayant de tels agissements ?


Archives pour la catégorie Non classé

Bruno Le Maire, un ministre des finances pour qui ?

Je trouve particulièrement scandaleux que Bruno Le Maire, Ministre des Finances, déclare ce matin 9 octobre 2017 sur France Inter que les impôts sur le capital sont excessifs et que les entreprises ne peuvent pas se financer de ce fait.

La réalité comptable est toute autre : les bénéfices bruts sont d’abord répartis dans les rémunérations de gérance ou de direction, puis en dividendes, primes, actions, bonus et autres chapeaux, toujours en direction des dirigeants. On a vu grimper en flèche depuis 20 ans l’enrichissement des détenteurs du capital. Celui-ci est immense au point d’être dorénavant très difficile à cacher. Dividendes records, gros salaires en hausse à 2 chiffres, tout ceci a permis de décupler en 20 ans les moyens des plus aisés. Cet enrichissement vient d’une part des revenus boursiers de valeurs mobilières (les actions), mais il vient aussi des ressources dégagées par l’activité des entreprises, qui sont en grande partie captées par ceux qui ont le pouvoir de le faire, sans aucune régulation ni contre-pouvoir.

Les salaires sont quasiment gelés depuis 30 ans, ils ne sont donc pour rien dans le supposé défaut d’investissement. Ce sont bel et bien les directions d’entreprises et les actionnaires qui sacrifient l’investissement au bénéfice de l’augmentation de leur patrimoine et de leur train de vie.

L’impôt n’y est pour rien, et il est faux de déclarer que l’impôt bloque tout en France. D’autant plus que le résultat fiscal d’une entreprise (et donc son impôt) diminue en fonction de l’augmentation des prélèvements sociaux effectués par les dirigeants. Les systèmes dérogatoires sont innombrables et c’est une des complexités du Droit du Travail et du Droit Fiscal des entreprises. Rien qu’avec les aides « réduction Fillon » et maintenant le CICE, les entreprises sont inondées de finances publiques ; c’est même le « ruissellement à l’envers ». On peut valablement considérer qu’une grande partie des entreprises en France sont subventionnées ; pendant ce temps, paradoxe inexcusable, les patrons, MEDEF en tête, déclarent haut et fort leur refus de l’intervention de l’Etat… Cherchez l’erreur !

Tous les prélèvements effectués par les dirigeants et détenteurs du capital des entreprises se font au détriment de l’investissement et des réserves à stocker par l’entreprise. Il est très clair que, s’il n’était que l’impôt, les entreprises se porteraient certainement beaucoup mieux et garantiraient leur développement et leur avenir de manière bien moins précaire. Mais vous savez fort bien que pour constater cela, il faut avoir accès au passif du bilan des comptes des entreprises, et que ça n’est guère à la portée du public.

Monsieur Bruno Le Maire, vous mentez. Vous oubliez que vous êtes notre ministre, celui du peuple et non de la ploutocratie de ce pays. C’est une forfaiture supplémentaire que la Nation subit. Vos propres intérêts se confondent avec les entités que vous défendez. Vous ne manquez pas de faire savoir que les politiques seraient « mal payés », ce qui est assez audacieux voire outrageux par les temps qui courent. Vos propres revenus dépassant les 150 K€ par an, soit un SMIC ANNUEL par mois, on comprend mieux votre attitude envers l’impôt. Il est votre ennemi, vous ne le cachez pas. D’ailleurs, il suffit d’examiner attentivement votre pédigrée personnel, familial et « professionnel » pour comprendre vos motivations à faire à ce sujet des déclarations mensongères dans les médias.

Ceci étant, je voudrais simplement (vous) rappeler les articles 12 à 14 de la Déclarations des Droits de l’Homme et du Citoyen, qui affirment que chacun doit contribuer à raison de ses facultés, ce dont vous semblez vous soucier comme d’une guigne…

Macron et le bordel…

« il y en a certains, au lieu de foutre le bordel, ils feraient mieux d’aller regarder s’ils ne peuvent avoir des postes là-bas.  (parce qu’il y en a qui ont les qualifications pour le faire) (et c’est pas loin de chez eux) ».

Déclaration de M. Macron le 4 octobre 2017. Nous avons là un bel exemple de la considération d’un Président de la République Française envers les salariés. Tout à fait dans la continuité de l’affaire du costard en mai 2016, lorsqu’il était ministre, déjà en train de dézinguer le Code du Travail. Mais décodons d’abord ces derniers propos.

 

« Il y en a certains » : on aime imaginer quelle est l’idée précise qui guide la pensée de M. Macron quand il utilise ce mot « certains« . J’ai pour ma part une piste sur la représentation qu’il se fait des ces « certains » : des individus d’une classe dont il ne fait pas partie et qu’il ne respecte aucunement, des gens qui préfèrent l’oisiveté au travail, des individus qui se permettent de contester (quelle outrecuidance !) et de la faire savoir, peut-être même sympathisants de syndicats ouvriers, des « rouges » quoi ! Des gens qui sont de toute façon des opposants, donc des ennemis.

 

« au lieu de foutre le bordel » : la manifestation et la grève sont des droits fondamentaux. lorsque des salariés doivent en venir à cette extrémité, parce qu’ils subissent des faits inacceptables, de devoir faire grève ou de manifester, cela n’est pas considéré par ce monsieur comme une expression légitime fondée sur des motifs légitimes. Non, pour M. Macron – pourtant Président et garant de nos institutions – cela s’appelle « foutre le bordel« . Autrement dit, un bon employé est un employé qui se tait et fait là où on lui dit de faire. Pour ce personnage, il y a mieux à faire que de tenter de se faire entendre, et certainement mieux que de tenter de faire valoir des droits. Droits contre lesquels M. Macron a significativement oeuvré très récemment ! D’ailleurs, tout à sa morgue, celui-ci continue à refuser toute rencontre alors que son refus fait précisément partie des motifs de mécontentement des « fouteurs de bordel ».

 

« feraient mieux d’aller (etc..) » : là, il faut bien écouter car on est au coeur de l’idée présidentielle. Le message est clair : le salarié se doit d’avoir la mobilité la plus totale, et faire abstraction de toute autre considération. Car c’est l’essence même de l’idéal politique et des convictions de ce nouveau président : le monde du travail doit offrir une main-d’oeuvre obéissante, qualifiée, facile à utiliser sans difficultés administratives, facile à s’en défaire, mais aussi totalement mobile, prête à tout instant à partir là où on la veut.

 

« peuvent avoir des postes là-bas (c’est pas loin de chez eux) » :  Le terme « là-bas » implique une distance importante, notable ; plus grande que quand on dit « ici » ou « là ». les postes « là-bas« , ça signifie pour ces salariés tout quitter pour aller travailler à 140 km de leur site actuel, soit 2 heures de chez eux ! M. Macron considérant qu’aucun obstacle n’existe pour ces fâcheux troublions d’aller travailler à Ussel… Mais pour M. Macron, tout ceci est quantité négligeable ; peut-être oublie-t-il que nous n’avons pas tous hélicoptère, avion ou limousine avec chauffeur à disposition, et que travailler là ferait effectuer 280 km par jour…..  Mais qu’importe, puisque « qu’ils ont les qualifications pour le faire« . Bien entendu, les salariés qualifiés, ça manque souvent, c’est très utile et on en voudrait bien ! Mais il serait mieux qu’ils acceptent tout sans compter, sans s’assurer de leurs droits, et surtout sans considération de vie privée. Taisez-vous, déménagez (payez !), quittez votre vie actuelle (sacrifiez-la) et allez bosser pour les gens de mon monde, au tarif qu’ils voudront bien vous accorder, sans discussion. Si « bordel » il doit y avoir, mettez-le dans votre propre vie…

 

Circulez, il n’y a rien à voir. Voilà en somme le seul argument, la seule réponse possible à attendre de ce président-là. Qui vaut bien le « casse-toi pov’con » d’un certain président précédent. Car la vulgarité sous-jacente des propos de Macron sont du même niveau que ceux de Sarkozi de Nagui-Bosca à leur époque. Pire encore même, parce que Macron veut se présenter comme quelqu’un de digne et de respectable ! Or, on constate là, encore une fois, qu’il ne l’est guère plus.

Son mépris des gens ordinaires est de plus en plus palpable. Les exemples ne manquent pas, Whirlpool par exemple. Rappelez-vous aussi mai 2016 et son apostrophe à des opposants, sa réplique lancée sur un ton vif : « vous [n']allez pas me faire pleurer avec votre T-shirt. Le meilleur moyen de se payer un costard, c’est de travailler« . On voit que Macron est atteint quand on parle de son costume, car il répond du tac au tac, un peu « à la Sarko ». Le vernis craque… Cette formule lapidaire et condescendante, indigne d’un ministre, est une véritable insulte envers son jeune interlocuteur. En gros, comprendre : « si vous êtes pauvre, c’est de votre faute. Vous n’avez qu’à travailler ». Edifiant quand on sait l’impuissance de ce ministre à juguler le chômage ! Mais ce qui est intolérable, c’est que Macron dit ça à quelqu’un qui gagne entre 10 et 30 fois moins que lui, même en ayant un emploi à temps plein ! Un énarque (encore un, ils nous tuent tous…), ancien banquier d’affaires, au patrimoine (mal défini) qui se chiffres en millions d’euros, et qui tient de tels propos dans de telles circonstances, c’est infect. C’était bien là encore montrer combien les gens qui ont quelque chose à dire ou à défendre sont pour lui dérangeants et méprisables. Quand on cherche un emploi et qu’on entend ça, de la part de quelqu’un qui a gagné des millions d’euros chez Rothschild, qui obtient des prêts d’origine très diverses par millions d’euros, on a de quoi se sentir trahi et agressé.

Aujourd’hui, M. Macron réitère des propos qui ont exactement le même fond : « vous êtes des travailleurs, fermez-là et allez travailler ». Il faut aussi comprendre par là qu’il règne une nette détestation (pour ne pas dire une haine) du milieu salarié, ouvrier, populaire, et que le démantèlement du Code du Travail par Macron ne fait qu’en montrer la portée. Ce monsieur détruit le peu de Droit du Travail qui restait à défendre, tout en sachant fort bien que ses prédécesseurs ont déjà mis à mal toute possibilité de contrôle et de sanction envers les entreprises fautives. Un des résultats de ses actions est le blanchiment des heures de travail non payées, qui se comptent par milliards chaque année. Aujourd’hui, confronté à un mouvement social, il renouvelle son mépris envers ceux qui doivent vivre avec des revenus qui peinent à atteindre l’équivalent de 5% des siens ! C’est d’une indécence typique de cette part de français très aisés et dorénavant tout à fait décomplexés.

Nous ne faisons pas partie du même monde, et tout est fait pour que ces deux mondes s’éloignent le plus possible : à vous le boulot (si possible, et dans les conditions que nous fixerons), à nous le pouvoir (le plus absolu possible) et l’argent (en quantité la plus élevée). Le soi-disant « anti-système » est bien à l’aise aujourd’hui pour s’y ancrer profondément. Maintenant élu président, il ne manque pas de se sentir en pleine légitimité. M. Macron représente un milieu qui n’a que faire de la population et s’en préserve. Il faut clairement affirmer que les 20,7 millions de votants (sur 41 millions) ont élu le fer de lance du MEDEF à la tête de l’Etat…

 

Zola, au secours !!!

 

Théorie du ruissellement (parce qu’il faut encore des mots pour fonder certains agissements)

On entend de nouveau parler depuis quelques temps déjà, plus encore suite à l’avènement de Macron et du groupe « En Marche« , d’une supposée théorie « du ruissellement ».

Selon cette idée – qui n’a en fait rien d’une théorie économique – il faudrait favoriser l’enrichissement des individus les plus fortunés et ne pas gréver l’augmentation de leurs revenus, ce qui aurait « naturellement » des conséquences positives pour l’économie nationale et les populations les moins aisées. Aujourd’hui, selon cette vision, les gens disposant de forts revenus sont des gens qui dépensent beaucoup, ce qui aurait pour effet évident de redistribuer l’argent vers la Nation et de générer plus d’emplois. L’intervention de l’Etat et les prélèvements fiscaux seraient par conséquent vains voire même improductifs. Ah ?

L’origine de cette « théorie » vient de Adam Smith et son concept de « main invisible« , processus censé provoquer implicitement une redistribution des richesses sans intervention extérieure. Publiée en 1776 – remarquablement, l’année de la déclaration d’indépendance des Etats-Unis – cette théorie défend l’idée qu’un mécanisme autorégulateur spontané s’imposerait de lui-même en ce cas. Evidemment, les libéraux décomplexés des années 80 et suivantes n’ont pas manqué de se sentir confortés et d’y faire référence pour nous vendre l’autorégulation comme une règle de base justifiant le refus de tout système d’intervention étatique sur leurs revenus, leurs origines et leurs destinations.

En somme, on veut nous faire admettre que les flux se redirigent toujours et automatiquement sur l’ensemble de la Nation….. Suivez mon regard : il s’agit bien évidemment de diminuer l’impôt, voire toute forme d’intervention de l’Etat sur les plus forts revenus. Pour décrire ce phénomène plus simplement, il s’agit de ne plus taxer les riches afin qu’ils puissent disposer librement de leurs revenus, puisque des miettes finiront bien par retomber – un jour.

Cette théorie est fumeuse, c’est une fable naïve et une escroquerie intellectuelle. Bien des exemples dans l’Histoire nous l’on montré. Aux USA avec Reagan, Clinton, ou au Royaume-Uni avec Tatcher, on a vu les conséquences de la réduction drastique de l’impôt sur cette tranche de population. Des événements plus récents en ont fait une démonstration magistrale, avec la crise de 2008 qui a révélé l’augmentation des inégalités. L’autorégulation, ça n’existe pas, sans quoi il n’y aurait pas quelques individus détenant à eux seuls un patrimoine équivalent à 50% de celui du reste de l’humanité. On sait fort bien que l’enrichissement d’une minorité se fait non seulement sur le dos d’une grande majorité mais qu’il a une nette tendance à se préserver et à s’expatrier. Les riches passent plutôt leurs vacances aux Maldives que dans le fin fond du Cantal. Ils investissent plutôt chez HSBC ou dans l’immobilier d’affaires des paradis lointains. Leur revenu, même s’il est (en partie) « redistribué », ce n’est pas la Nation qui en voit la couleur.

En France notamment (mais c’est une loi universelle), on constate que l’enrichissement des uns marche en absolu parallèle avec l’appauvrissement des autres ; le clivage est net et le lien est direct. 10% des français les plus riches détiennent maintenant la moitié du patrimoine total, et leur richesse a explosé ces dernières années alors que celle des plus pauvres a diminué de 30% ! Ceci démontre clairement que le ruissellement ne fonctionne pas. Ou plutôt, s’il existe, c’est vers le haut qu’il se produit. Ce que cette théorie néglige, c’est que la richesse globale disponible est un volume fini et que le seul ressort naturel dont on peut être certain, c’est la cupidité. On connait l’effet des inégalités cumulatives que l’enrichissement entraine avec lui. De plus, lorsqu’elle atteint un certain niveau l’augmentation du patrimoine personnel devient un outil de pouvoir et met à disposition des moyens d’exercer de fortes influences, y compris pour s’enrichir plus fort et plus vite.  Il faut donc bien au contraire prévoir des mesures de régulation pour contrer certains de ces phénomènes systématiques.

D’autre part, cette idée de ruissellement naturel « vers le bas », même si elle fonctionnait, est contraire aux principes de base de toute bonne démocratie. En effet, elle contrevient à l’Article 13 de la Déclaration des Droits de l’Homme qui dit que chacun doit participer à la contribution commune et le faire « à raison de ses facultés », autrement dit proportionnellement au niveau de ses revenus. Dans une Nation démocratique et responsable, on n’attend pas les effets d’une soi-disant « régulation naturelle » ; on se doit de respecter les articles 12 et 13 de la Déclaration des Droits de l’Homme ainsi que les articles 10 à 13 du préambule du 27 octobre 1946 de la Constitution. Pour cela, l’impôt est obligatoire et nécessaire et doit être employé tel que la Déclaration des Droits de l’Homme l’indique.

L’internationale des néolibéraux de tout bord, envahisseurs des organes du pouvoir politique, destructeurs de services publics et de l’Etat providence, très attachée aux thèses mensongères de la régulation naturelle des systèmes économiques, montrent ainsi leur caractère fondamentalement anti-démocratique et leur absence de sentiment d’appartenance à la Nation. En cela, paradoxe absolument stupéfiant, ces sont ces gens qui sont les meilleurs exemples d’application des aspirations……. de l’Anarchie.

 

Théo ruissell

réforme du travail : le retour à l’esclavage

L’aurait-on cru possible de nos jours ? Pouvait-on s’y attendre de la part d’un gouvernement dit (et supposé) «de gauche» ? Fini le progrès, finies les idées sociales. La réforme du travail envisagée depuis près de 5 ans par le MEDEF, et qui a provoqué d’abord une «ré-écriture» du Code du Travail ces dernières années, se confirme depuis quelques mois. Portée par les détestables Macron et El Khomri, censés être des gens de gauche et qui commettent une véritable forfaiture. C’est le strict retour de l’esclavage, sous des oripeaux habilement disposés, mais l’esclavage quand même.

Jugez-en.

Un employeur décide de votre temps et de votre charge de travail, de son organisation, des dates de congés, de l’attribution d’autorisation d’absences. Il est toujours libre de vous imposer d’effectuer des heures supplémentaires. Peu importe votre organisation personnelle, votre vie sociale ou familiale. Aujourd’hui, au mépris de ces contraintes de la vie privée et même de la physiologie humaine, on veut vous imposer :

- une durée maximale portée à 12 heures de travail dans une journée (au lieu de 10, ce qui est déjà beaucoup). Pensez à l’impact sur vos journées et à l’usure physique que va engendrer l’usage de telles durées de travail.

- une durée maximale hebdomadaire portée à 46 heures sur 16 semaines consécutives (au lieu de 44 heures sur 12 semaines auparavant). Essayez d’imaginer le désordre familial et le niveau de fatigue atteint, à faire 11 heures supplémentaires pendant de 4 mois d’affilée. Certaines branches professionnelles voudraient porter ce maximum à…. 60 heures !

- une modification par «accord d’entreprise» des taux de majoration des heures supplémentaires, par rapport à ceux pourtant fixés par une convention collective. Après les dispositions indiquées ci-avant, on comprend bien la démarche générale. Très clairement, ce qui est souhaité est de pouvoir appliquer 10% là où une convention prévoit 25%. si nécessaire en exerçant suffisamment de pression sur les salariés pour obtenir leur accord. Le chantage à l’emploi va donc se substituer à la négociation salariale et syndicale. Et la fraude par dissimulation d’heures va être encore plus indétectable, noyée sous la masse de ces nouvelles heures légalisées.

- de faire «sauter» purement et simplement l’accord de l’inspection du travail pour augmenter librement le temps de travail des apprentis. Pouvoir disposer d’un jeune à sa guise, à un taux horaire faible, voilà un projet «sain et rentable» pour un employeur peu scrupuleux.

- de répartir l’organisation du travail supérieur à une semaine sur 3 ans (au lieu d’un an actuellement). Je vous laisse imaginer, là aussi, les désordres complets qui vont s’imposer au salarié sur tous les aspects de sa vie privée.

- une révision de la définition du licenciement économique. Cousue de fil blanc, cette révision est destinée à en faciliter l’usage par les employeurs soucieux de leur taux de rentabilité, et peu soucieux de reclassement. Elle  va donc servir des intérêts néfastes à la société. Le chômage comme outil de rentabilité…

- de plafonner les indemnités allouées par la justice (Prud’hommes, Appel, Cassation) en cas de licenciement abusif. C’est la liberté de la justice qui est en jeu contre les intérêts financiers des employeurs fautifs. En somme, les employeurs tiennent à ce que leur responsabilité quant aux conséquences de leurs actes illicites soient soigneusement minorée. Là, c’est carrément le gangster qui dicte au juge les limites à ne pas dépasser….

- des modifications sur les régimes des congés exceptionnels, des astreintes, les conventions de forfait, le fractionnement des congés payés. Bien entendu, dans un sens défavorable aux salariés.

 

Tout cela concoure d’abord à détruite l’égalité de tous devant les règles du Droit du Travail pour multiplier les disparités, pour ensuite transformer le Code du Travail en Code de protection des entreprises. Ce qui est une inversion totale de son rôle.

C’est la raison pour laquelle je parle de forfaiture. En fait, l’employeur va devenir l’agent économique prioritaire, sans audit indépendant, sur des arguments fallacieux, au détriment du salarié, lequel ne pourra plus compter sur des conditions de travail stables et prévisibles. Sans tenir compte des méfaits causés sur sa vie privée et sa santé physique ou psychologique. Et c’est la société toute entière qui va en payer le prix fort.

Les heures supplémentaires non payées : un gouffre insondé

Les structures officielles (INSEE, URSSAF, DARES) ne sont pas capables de quantifier correctement le nombre annuel d’heures dissimulées. Je ne parle pas là du travail au noir (absence de déclaration d’embauche), domaine où il y aurait encore beaucoup à dire. Non, je me limite aux heures non payées qui dépasse le temps de travail «normal», 35 heures ou bien celui prévu dans le contrat à temps partiel. Selon l’une ou l’autre de ces agences, on constaterait entre 400 et 600 millions d’heures de travail non payées par an. Ce qui représente une marge d’erreur (30 à 50%) absolument monstrueuse, révélatrice du brouillard dans lequel on navigue et de l’impuissance de nos institutions en la matière, ce qui semble pourtant ne troubler personne.

Car on se doute bien que le nombre réel est diamétralement plus important. D’une part parce que les sources leur permettant d’en évaluer le nombre sont strictement limitées, d’autre parce que les services d’inspection et de contrôle sont dramatiquement indigents en personnel habilité. On peut légitimement penser que le nombre réel d’heures dissimulées (complémentaires et supplémentaires) dépasse largement 1,5 milliard par an.

Cela vous parait ridiculement improbable ? Si vous n’êtes pas vous-même directement concerné, regardez bien autour de vous. Qui ne fait pas 1 ou 2 heures en plus par semaine, comme ça, pour divers motifs ? Ces heures qui passent à l’as parce que, bon, une heure ou deux, on va pas se battre pour ça, faut pas être mesquin… Rapporté à l’année, ça fait près de 3 semaines de travail qui deviennent gratuites pour l’employeur ; et une perte sèche d’autant pour les caisse sociales, et autant de perdu pour vos droits sociaux, lorsque vous serez malade, accidenté, au chômage ensuite. Pour ne rien dire au sujet de l’effet cumulatif sur la future retraite, déjà bien saccagée par d’autres dispositions. En lissant, une moyenne de 95 heures par an (2 heures par semaine) et par salarié en activité, ça fait…..1,7 milliard d’heures non payées. Tout ça, dans le meilleurs des cas.

Il est nombre de métiers, hors ceux traditionnellement visés (hôtellerie restauration cafés, bâtiment, etc..), qui sont concernés mais qu’on laisse tranquilles, par défaut d’information ou par défaut de moyens. L’expertise comptable, par exemple, où il est «de bon ton» de «faire des heures», la surcharge de travail étant une règle de base, et le respect obligatoire de nombreux délais (dépôts de déclarations fiscales et sociales) imposant des cadences élevées.

Le problème, c’est que ce qui est vécu comme un usage ordinaire est une fraude, avec une pression exercée sur le salarié, pression plus ou moins latente mais très certaine en raison de l’état du marché du travail : si vous ne faites pas ces heures, il y en a 100 à la porte qui attendent de les faire à votre place.

Imaginez les conséquence de cette banale pratique ! Ces heures dissimulées, en plus de leurs effets financiers, ont un impact majeur sur le chômage : elles représentent l’équivalent de plus de 900.000 emplois. Au taux horaire du SMIC avec la majoration minimum possible, cela fait tout de même CHAQUE ANNEE plus de 18 milliards d’euros de salaire brut non payés aux salariés et près de 4 milliards d’euros de cotisations perdues pour les caisses sociales. Donc au détriment de votre indemnisation en cas de maladie, d’accident, de chômage, et pour le calcul de votre future retraite, déjà violemment mise à mal.

Il ne faut pas chercher bien loin des causes de déficit. Ni ceux qui en sont les fauteurs.

Chômage à géométrie variable

Le chômage est le cheval de bataille au temps des promesses, puis un champ de bataille quand vient l’heure des comptes.

De droite ou de gauche, c’est pareil. Il faut cesser d’attribuer à un camp ou à l’autre les mérites ou les mauvais points car ça ne se situe pas du tout à ce niveau, et le vote n’y apporte rien. S’il parait évident qu’on n’a rien à attendre de la droite, qui préfère éliminer tout ce qui pourrait entamer des scores de rentabilité à 2 chiffres, il est plus difficile de supporter la vision d’une gauche qui concourre à démolir le Code du Travail et à rendre la vie des salariés, embauchés ou non, plus difficile encore.

Le président actuel nous a abusé : il ne nous a pas dit que son changement, c’était de passer les idées de la gauche par les armes pour soutenir celles du MEDEF ! En quelque sorte, << Le changement c’est maintenant >> est devenu << c’est maintenant que vous allez comprendre votre douleur… >>. et pour ce qui est des promesses de lutte contre le chômage, on a atteint des abysses…Pour ce qui est du nombre de personnes employables mais laissées pour compte, on atteint des profondeurs dignes de la fosse des Mariannes ; inconnues et insondables.

Avec 3,6 millions de demandeurs d’emploi donnés par la «communication officielle» (ceux déclarés au journal de 13 heures et de 20 heures), on explose un seuil historique. Mais cela ne concerne que la catégorie A (salariés libres pour un CDI à temps plein) et uniquement en métropole !

Si on y ajoute les demandeurs en activité partielle (catégories B et C) y compris les départements et territoires d’outre-mer, on arrive au nombre impressionnant de 5,8 millions de personnes touchées. Soit 60% de plus que le chiffre le plus couramment publié… En passant, on ne sait pas pourquoi ce n’est pas ce chiffre qui est utilisé officiellement. Mais ce n’est pas tout ! Il faut ajouter d’autres publics qui n’apparaissent jamais :

- les demandeurs d’emploi en stage, en formation, en arrêt maladie, accidentés, enceintes
- les titulaires du RSA non inscrits (environ 1 million de personnes !)
- les plus de 55 ans et les pré-retraités, «dispensés» de démarches de recherche active
- les personnes radiées administrativement ou pour «absence à contrôle», dont le nombre augmente drastiquement : ils représentent 60% des sorties !
- ceux qui ont renoncé à s’inscrire ou à se ré-inscrire et n’ont plus de démarches actives de recherche
- les incarcérés, hébergés en foyer ou précaires

En additionnant toutes les catégories répertoriant les «demandeurs», les chiffres sont supérieurs à 6,5 millions, autant de personnes en situation de demande. Mais le compte définitif est difficile à faire, tant ces derniers éléments sont soigneusement dissimulés, notamment par Pôle Emploi. Il faut que quelques employés de cette structure, dégoutés des procédés et instructions internes, finissent par «lacher» des informations sensibles pour réaliser l’ampleur de la dissimulation, et par là même, des dégâts (merci à Fabienne Brutus pour son courage). Rien de tout à fait précis, mais ce qui est sur c’est qu’on dépasse le stade de la catastrophe nationale.

Alors combien ? 8,5 millions certainement, peut-être même jusqu’à 11 millions de personnes sont en France privées d’un emploi complet et correct, de nature à leur permettre de vivre. Soit 40% de la population censée travailler. On est vertigineusement loin du taux officiel de chômage….

Le CDD est devenu LE contrat de travail-type en France, avec 80% de l’emploi total. Alors que par définition, il s’agit d’un contrat dont l’usage est réservé à des cas spécifiques, et qu’il devrait être d’une utilisation relativement marginale. C’est devenu un outil de la précarité organisée. Et la durée du chômage continue à s’allonger dramatiquement !

Attentats : lamentable gestion de crise

Le 13 novembre 2015, la France s’est occupée de neutraliser les terroristes.

Maintenant, certaines autorités continuent à agir pour que les législations déjà existantes soient encore renforcées : écoutes, surveillance généralisée, multiplication des caméras, fichages, etc.. Tout cela «bien sur» au nom de la sécurité.

Mais au regard de mon article précédent, où je dénonce les véritables responsables de la situation sociale de la France, je me sens conforté dans mon analyse. Car quelle est la «sécurité» qu’on nous promet réellement ?

Aujourd’hui 28 novembre 2015, plus de 15 jours après les interventions policières qui ont indirectement causé des dégâts irréversibles dans les immeubles concernés, les gens qui ont été évacués de leur logement sont toujours dans un hébergement précaire.

Oui, malgré la vocation si intense de «sécurité» affirmée par nos édiles, ces derniers sont incapables de s’occuper correctement des victimes collatérales. Les personnes qui devraient être en deuxième priorité derrière les blessés et leurs familles, sont abandonnées et laissées à la rue (ou peu s’en faut), alors que l’hiver a commencé à s’installer.

Je trouve que ça en dit long sur la vision sécuritaire des gouvernements actuels, qui n’ont en fait comme priorité réelle que la protection de certains intérêts, la plupart du temps au détriment du public. Une démonstration supplémentaire en est faite aujourd’hui.

David Bowie est mort ce matin….

Pourquoi faut-il que le mois de janvier nous inflige toujours des mauvaises nouvelles pour commencer l’année ?

Voilà 1/2 heure, on apprend que David Bowie vient de disparaitre. Ce caméléon du Rock, cet artiste complet, ce personnage de la pop anglaise, à la fois archi-connu est tellement riche que bien des aspects de son oeuvre restent à découvrir, vient de nous quitter. Nous n’aurons plus l’occasion de profiter de sa générosité et de sa créativité.

Loin de la purée pré-digérée et formattée issue des services marketing des majors, il avait un don pour créer des horizons et des paysages musicaux extrêmement profonds, tout en étant tout à fait capable de produire de la pop de qualité haut placée dans les charts.

Sa disparition continue à nous rappeler que c’est la fin d’une grande période, celle du Rock recherché et multiple, aux antipodes de ce que les médias nous assènent au quotidien. Il va rejoindre d’autres grands musiciens au Panthéon du Rock, comme John Lennon, Freddie Mercury, Chris Squire, Michael Jackson, Guy LeBlanc, Sid Barret ou Richard Wright.

So long, David !

 

Attentats, l’ennemi intérieur

13 deuil

 

Notre pays est visé par Daesh, certes. Nous nous y sommes exposés par notre engagement contre le radicalisme islamiste, certes.

Mais cela ne suffit pas pour expliquer que nous subissons des commandos suicides provoqués parfois par nos propres ressortissants. Nous payons aujourd’hui, par le meurtre de masse aveugle et vain, l’attitude constante de nos dirigeants depuis plus de 50 ans.

D’une part envers nos anciennes colonies, parce que la France se distingue par le déni de ses responsabilités et le refus de repentir complet. Le compte n’est pas soldé tant que la République n’aura pas présenté ses excuses pour le traitement ségrégationniste fait aux locaux pendant la période coloniale, pour les massacres perpétrés par l’armée française, pour la trahison envers les Harkis, pour le mauvais traitement fait aux anciens combattants des régiments coloniaux. Si la France pouvait faire face une bonne fois et reconnaitre sa part, nous pourrions peut-être enfin tous tourner la page, définitivement, passer ces contentieux aux oubliettes de l’Histoire, et retrouver une unité avec les héritiers de ces situations.

D’autre part et surtout, nous vivons les conséquences d’une permanente culture de l’inégalité et de la division. Notre pays est dirigée par des gens qui ont pour première motivation de dresser les uns contre les autres, que ce soit en politique, en matière sociale ou économique.

Les politiques passent leur temps en campagne, n’ayant pour objectif, à n’importe quel prix, que de cumuler les mandants simultanés et successifs. En passant, s’il le faut, par la désignation de boucs émissaires. En cavalant de manière nauséabonde sur les thèmes de l’identité, de l’intégration, de l’immigration et de la délinquance, en pratiquant l’amalgame et montrant du doigt un certain type de population(s).

Ils sont aussi ceux qui ont laissé les populations les plus pauvres («défavorisées») se débrouiller entre elles, confortant les ghettos («banlieues, cités, quartiers»), laissant la police user du délit de faciès, restreignant les budgets alloués aux aides sociales et à la culture dans ces quartiers, et rendant dans leurs visées électoralistes ses habitants coupables de tous nos maux. Un tel milieu ne peut que favoriser des vocations néfastes.

En laissant ces lieux se transformer en parfaites zones de non-droit, ils ont pensé éliminer le besoin de s’occuper de cette partie de la population et cantonner leurs soucis entre ces murs-là. Or, ils n’ont fait qu’alimenter du ressentiment et briser l’idée d’appartenance à la République, tout en faisant le terreau de réseaux mafieux et extrémistes. Certaines «cités» sont devenues des états dans l’Etat, avec leurs financements et leurs réseaux. Les caves d’immeubles, que les forces de l’ordre ne sont plus capables d’approcher, sont des lieux de stockage de la drogue et des armes.

Aujourd’hui, alors que nous déplorons par centaines les morts et les blessés, ces mêmes dirigeants vont nous parler de «solidarité nationale» et du «vivre ensemble». Ces mêmes dynasties et castes vont encore manipuler notre opinion en vantant les mérites de la République qu’eux-mêmes malmènent fortement en stigmatisant au quotidien une frange de la population qu’ils appellent «la racaille».

Nous avons avant tout besoin de faire disparaitre de la scène politique (mais en avons-nous le pouvoir ?) ces personnages qui usent de stratagèmes malodorants pour leurs seuls intérêts. Ils sèment la discorde et la haine, divisant la Nation qu’ils sont pourtant censés servir. Il faut les réduire au silence ; c’est le seul moyen de susciter chez tous la volonté de sauvegarder nos valeurs républicaines, d’éviter que le terrorisme ne naisse à l’intérieur même de nos murs et de faire corps ensemble contre l’adversité.

123

Solmiac management |
Auriane & Pierre-Emmanuel |
Carnet de bord |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Leepbmvtevdid
| Vivi67150
| Warlikeobjectio0