Attentats, l’ennemi intérieur

13 deuil

 

Notre pays est visé par Daesh, certes. Nous nous y sommes exposés par notre engagement contre le radicalisme islamiste, certes.

Mais cela ne suffit pas pour expliquer que nous subissons des commandos suicides provoqués parfois par nos propres ressortissants. Nous payons aujourd’hui, par le meurtre de masse aveugle et vain, l’attitude constante de nos dirigeants depuis plus de 50 ans.

D’une part envers nos anciennes colonies, parce que la France se distingue par le déni de ses responsabilités et le refus de repentir complet. Le compte n’est pas soldé tant que la République n’aura pas présenté ses excuses pour le traitement ségrégationniste fait aux locaux pendant la période coloniale, pour les massacres perpétrés par l’armée française, pour la trahison envers les Harkis, pour le mauvais traitement fait aux anciens combattants des régiments coloniaux. Si la France pouvait faire face une bonne fois et reconnaitre sa part, nous pourrions peut-être enfin tous tourner la page, définitivement, passer ces contentieux aux oubliettes de l’Histoire, et retrouver une unité avec les héritiers de ces situations.

D’autre part et surtout, nous vivons les conséquences d’une permanente culture de l’inégalité et de la division. Notre pays est dirigée par des gens qui ont pour première motivation de dresser les uns contre les autres, que ce soit en politique, en matière sociale ou économique.

Les politiques passent leur temps en campagne, n’ayant pour objectif, à n’importe quel prix, que de cumuler les mandants simultanés et successifs. En passant, s’il le faut, par la désignation de boucs émissaires. En cavalant de manière nauséabonde sur les thèmes de l’identité, de l’intégration, de l’immigration et de la délinquance, en pratiquant l’amalgame et montrant du doigt un certain type de population(s).

Ils sont aussi ceux qui ont laissé les populations les plus pauvres («défavorisées») se débrouiller entre elles, confortant les ghettos («banlieues, cités, quartiers»), laissant la police user du délit de faciès, restreignant les budgets alloués aux aides sociales et à la culture dans ces quartiers, et rendant dans leurs visées électoralistes ses habitants coupables de tous nos maux. Un tel milieu ne peut que favoriser des vocations néfastes.

En laissant ces lieux se transformer en parfaites zones de non-droit, ils ont pensé éliminer le besoin de s’occuper de cette partie de la population et cantonner leurs soucis entre ces murs-là. Or, ils n’ont fait qu’alimenter du ressentiment et briser l’idée d’appartenance à la République, tout en faisant le terreau de réseaux mafieux et extrémistes. Certaines «cités» sont devenues des états dans l’Etat, avec leurs financements et leurs réseaux. Les caves d’immeubles, que les forces de l’ordre ne sont plus capables d’approcher, sont des lieux de stockage de la drogue et des armes.

Aujourd’hui, alors que nous déplorons par centaines les morts et les blessés, ces mêmes dirigeants vont nous parler de «solidarité nationale» et du «vivre ensemble». Ces mêmes dynasties et castes vont encore manipuler notre opinion en vantant les mérites de la République qu’eux-mêmes malmènent fortement en stigmatisant au quotidien une frange de la population qu’ils appellent «la racaille».

Nous avons avant tout besoin de faire disparaitre de la scène politique (mais en avons-nous le pouvoir ?) ces personnages qui usent de stratagèmes malodorants pour leurs seuls intérêts. Ils sèment la discorde et la haine, divisant la Nation qu’ils sont pourtant censés servir. Il faut les réduire au silence ; c’est le seul moyen de susciter chez tous la volonté de sauvegarder nos valeurs républicaines, d’éviter que le terrorisme ne naisse à l’intérieur même de nos murs et de faire corps ensemble contre l’adversité.

 

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