Les cons ça ose tout…. GATTAZ s’y essaie avec excellence

une vérité incontournable

Audiard a toujours raison…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

<< Les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait >>. Monsieur Audiard avait raison, et ça se confirme au quotidien. Les plus hautes personnalités sont touchés, et Monsieur Yvon GATTAZ n’y échappe pas.

Car faut-il être assez con pour envisager le Code du Travail sous la forme de son poids (!) et de son nombre d’articles ?

Il y a une bonne quantité d’autres Codes qui mériterait un dégraissage sévère, Code des Impôts en tête ! Les Code Civil, Code Rural, Code Pénal et Code de la Route seraient encore d’excellents candidats à une salutaire simplification. en tout cas, du point de vue de l’utilité pour les citoyens, j’ose croire que le Code du Travail n’est pas le premier à mériter cette particulière attention.

Ce monsieur va-t-il payer ses achats en librairie au poids ? Traiter le problème de la loi au poids ? Il y a quelques scandales portés devant la Justice que cette dernière aurait bien aimé voir allégés ! Ceux où des grands patrons de l’économie sont concernés, ou bien des hautes personnalités de l’état, ne sont pas les plus légers. Mais franchement, si les gens du MEDEF, Gattaz en tête, ne sont pas foutu de porter eux-mêmes 1,5 kg (poids « reproché » au Code du Travail), qu’ils embauchent des porteurs, ça fera du chômage en moins…

Quand au nombre d’articles (ou de pages, selon la teneur du discours), il est peut-être tout simplement du au fait que ce domaine nécessite d’être strictement encadré. Et s’il mérite d’être aussi strictement encadré, c’est aussi parce que les dirigeants d’entreprises ont une forte tendance à chercher toutes les failles possibles pour y déroger ! Mais surtout, le Code du Travail a sérieusement enflé en raison de la quantité phénoménale de dispositions qui ont été nécessaires suite à la pression des employeurs pour obtenir toutes sortes d’allègements de cotisations, d’aides diverses à l’emploi et différents types de contrats de travail. Pour qui exerce sa profession dans le domaine de la paie et de la gestion administrative du personnel, on sait l’extrême complexité à établir des paies strictement correctes suite à ces très nombreux dispositifs dérogatoires et d’exception.

Monsieur GATTAZ, en bon tonton flingueur, a osé trouver une corrélation entre le nombre de pages du Code et le taux de chômage (!), reliant de manière mathématique un paramètre et l’autre : << Code du travail 1990 : 1.000 pages, 1 million de chômeurs. En 2000 : 2.000 pages, 2 millions de chômeurs. En 2010 : 3.000 pages, 3 millions de chômeurs >>. C’est sur, avec une arithmétique pareille, il suffirait de réduire le nombre de pages du Code à 50, et il n’y aurait plus que 50.000 chômeurs en France ; et pourquoi pas le résumer à 10 pages, cela ramènerait le nombre de chômeurs à seulement 10.000 personnes ! Lamentable de connerie….

Sur quelle planète vit-on ? Aller chercher des arguments aussi fallacieux – et d’une pauvreté affligeante – démontre d’une part le niveau de malhonnêteté porté par le MEDEF et consorts, d’autre part une volonté décomplexée de tout saccager à n’importe quel prix et de manière tout à fait éhontée.

Ne serait-ce pas nous prendre….pour des cons ?


Archive pour septembre, 2015

Une seule mort contre des milliers d’autres

N’y at-il pas à la fois un paradoxe vertigineux et une monstrueuse hypocrisie à autant réagir à cette triste photo d’un enfant syrien mort noyé ?

Comment UN SEUL décès, aussi choquant et dramatique soit-il, peut-il secouer aussi fort les consciences alors que la guerre interne syrienne a provoqué PLUS DE 150.000 MORTS depuis 2011 ?! Tout cela parce qu’il s’agit d’un enfant ? N’y a-t-il pas une certaine perversité à donner plus de crédit – moral, politique, ou sentimental – à la mort d’un enfant qu’à celle d’un adulte tout aussi innocent ?

Je me pose ces questions quand je vois l’inertie globale qui règne au sujet de la crise syrienne depuis près de 4 ans, malgré cette quantité vertigineuse de victimes, digne d’un génocide. Parce que des cadavres, monsieur Bachar El Assad (ce petit Hitler oriental appuyé par les plus néfastes Etats envers l’idée de démocratie, comme l’Iran et la Russie qui le font directement, ou la Chine qui joue de son veto à l’ONU) en a provoqué directement ou indirectement des quantités absolument effroyables ! Des corps percés de trous provoqués par des munitions véloces et brulantes, déchiquetés, tordus, méconnaissables, voire impossibles à identifier, par familles entières, femmes et enfants compris, ce n’est pas ce qui manque pour nous émouvoir au plus profond et nous révulser d’horreur. Ce conflit a probablement déjà assassiné plus de 8.000 enfants en 4 ans, sans soulever un tollé tel qu’on le voit depuis deux jours.

Pourtant, c’est la photo d’un seul enfant noyé qui engendre un bouleversement des réseaux sociaux puis des médias, et provoque ensuite des réactions au plus haut niveau.

Cette sensiblerie envers l’enfance et les poncifs qui s’y associent (l’avenir de la nation, etc..) me laissent souvent dubitatif voire soupçonneux. En effet, j’ai toujours pensé qu’une vie valait une vie ; autrement dit, qu’un adulte ne mérite pas moins de vivre qu’un enfant, et qu’il ne mérite pas plus d’être traité mal. Qu’un adulte n’est jamais qu’un enfant qui a grandi, et un enfant un adulte en devenir. En somme, que l’égalité entre les êtres, clairement et universellement définie dans les Droits de l’Homme, vaut à tous les niveaux.

On pourra faire le battage médiatique que l’on voudra, le plus désolant est que 150.000 morts n’auront pas été suffisants pour émouvoir assez « la toile », comme le disent les médias. Par ailleurs, on en profitera pour constater combien l’union des nations est impuissante à agir, vite et bien, quand des états toxiques comme la Chine ou la Russie disposent de droits aussi grands que le veto.

Si la mort de seul enfant permet de faire avancer les choses pour réduire les effets de ce conflit sur les populations, tant mieux. Mais restons conscients que ce sera au prix d’une perversité absolue et malgré tout profondément meurtrière.

 

 

PS :  j’ai entendu à la radio ce matin une syrienne, mère de famille, candidate à l’émigration, déclarer : << je ne veux pas voir cette photo. Ca ne sert à rien. J’ai vu pire pendant cette guerre. >> Ca mérite d’y réfléchir sérieusement. Surtout en cette heure où l’on va jusqu’à reprocher à certains médias de ne pas avoir publié cette image.

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